Dans les lycées, des bibliothèques encore loin du modèle CDI à la française
En France, le Centre de documentation et d’information (CDI) existe depuis 1973. A cette date au Cambodge, les Khmers Rouges anéantissaient tout ce qui avait trait au savoir. Cela justifie en partie le retard accumulé en matière d’accès à l’information, et notamment à l’orientation professionnelle. Depuis 2021, Sipar se mobilise pour les élèves du secondaire.
Des bibliothèques encore trop rares en zones rurales
En France, le CDI est bien installé depuis plus de 50 ans dans le paysage éducatif des collégiens et lycéens. Au Cambodge, les bibliothèques émergent progressivement dans l’enseignement public mais sont encore rares en milieu rural. C’est notamment grâce au programme de développement de la jeunesse de Sipar que les choses avancent depuis 2021.
Déjà 15 bibliothèques en établissement ruraux sont en fonctionnement et 10 autres ouvriront d’ici mai 2027. Une institutionnalisation du programme est également en cours avec le ministère. Elle permettra de reconnaitre l’importance des espaces d’orientation et le métier de professeur documentaliste. En effet, les ressources humaines manquent de formation et ce métier n’est que peu ou pas valorisé au sein d’une équipe pédagogique.
L'orientation au cœur du dispositif
Les bibliothèques installées par Sipar sont toutes dotées d’un espace consacré à l’orientation. En France, il s’agit d’une activité totalement institutionnalisée, intégrée et progressive tout au long du parcours scolaire de l’élève : rendez-vous avec des conseillers d’orientation, rencontres avec les entreprises, participation à des salons et forums, stages de découverte en entreprise etc.
Au Cambodge, ce rôle du lycée a émergé très récemment et reste encore peu structuré. Intégré récemment au programme scolaire du ministère de l’Education, de la Jeunesse et des Sports, l’espace orientation vise à professionnaliser l’accompagnement des jeunes, les aider à faire des choix éclairés et adaptés au marché du travail. Sipar met à disposition des ressources documentaires, forme les bibliothécaires et organise, main dans la main avec les établissements, des forums des carrières pour rencontrer établissements universitaires et entreprises.
Nous avons encore besoin de fonds pour financer cette deuxième phase jusqu’en mai 2027 et toucher ainsi plus de 36 000 étudiants. Sans votre soutien, cet investissement dans le capital humain de la jeunesse n’est pas possible.
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